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Vendre ses vêtements à Quimper : toutes les options

·9 min de lecture

Quimper n'est pas une ville comme les autres pour revendre des vêtements, et pour une raison simple : elle est loin de tout. Brest est à soixante-dix kilomètres, Lorient à soixante-cinq, Rennes à plus de deux cents. L'acheteur quimpérois ne peut pas aller comparer ailleurs dans l'après-midi, contrairement à ce qui se passe dans une ville de carrefour.

Cet isolement relatif joue dans les deux sens, et c'est tout l'enjeu. Il soutient les prix, parce que l'offre locale est limitée. Mais il limite le volume, parce que le bassin d'acheteurs l'est aussi. Une garde-robe entière ne se vide donc pas ici avec la même méthode qu'à Nantes ou à Rennes.

Voici les quatre filières disponibles, ce que chacune rapporte réellement, et le calendrier à respecter.

Ce que le contexte quimpérois change

Préfecture du Finistère, Quimper compte environ soixante-deux mille habitants, et l'agglomération de Quimper Bretagne Occidentale approche les cent mille. Trois éléments pèsent directement sur ce que valent tes vêtements ici.

Le vestiaire marin, d'abord, et c'est le facteur dominant. La Bretagne du Sud a un vêtement de référence qui ne se démode pas : la marinière, le pull marin, le caban, le ciré. Armor Lux a son siège à Quimper même, Guy Cotten fabrique à Concarneau, Saint James et Le Minor sont dans le même univers. Ce sont des pièces conçues pour durer dix ans, qui se revendent d'occasion à des prix que le vêtement courant n'atteint jamais. Un pull marin en laine vierge en bon état trouve preneur toute l'année, et une veste de quart ou un ciré technique encore plus vite.

Le climat, ensuite. Il pleut à Quimper, beaucoup, et pas seulement en hiver. La demande locale en imperméables, coupe-vent, polaires et bottes reste vivante d'octobre à mai, alors qu'ailleurs elle s'éteint en février. C'est une fenêtre de vente plus longue qu'ailleurs sur ces catégories précises.

L'éloignement des métropoles, enfin. Personne ne fait deux heures de route pour économiser dix euros sur un jean. Sur les pièces courantes, cela veut dire que tu n'as pas de concurrence de prix venue d'ailleurs, mais aussi que le nombre d'acheteurs potentiels est fixe. Sur une garde-robe standard, ce n'est pas le prix qui coince ici, c'est le délai.

Les quatre filières, et ce que chacune rapporte

Les dépôts-ventes et friperies du centre

Le centre historique, autour de la cathédrale et des rues piétonnes, concentre l'essentiel des boutiques d'occasion. Tu y trouves trois types de structures très différentes, et les confondre coûte cher.

Le dépôt-vente sélectif, souvent orienté marques et pièces de qualité, qui refuse une grande partie de ce qu'on lui apporte mais valorise bien le reste. L'espace à stands, où tu loues un emplacement au mois et où tu vends toi-même sans être présente. Et le spécialiste de la puériculture et du vêtement d'enfant, qui rachète souvent au comptant sur des tailles précises.

Deux modèles économiques à distinguer avant de te déplacer. Le rachat comptant te paie tout de suite, en général entre dix et vingt pour cent du prix de revente espéré. Le dépôt en rayon te reverse une part au moment de la vente, souvent trente à cinquante pour cent, mais tu attends et tu ne fixes pas le prix toi-même. Sur un caban de marque ou un ciré technique, l'écart entre les deux formules se compte en dizaines d'euros par pièce.

Un conseil qui fait gagner du temps : téléphone avant de charger la voiture. Les dépôts-ventes quimpérois travaillent par saison et refusent les manteaux en avril, quelle que soit leur qualité.

Les vide-greniers et les braderies

Le Finistère est un département de vide-greniers, et Quimper ne fait pas exception. La saison court d'avril à octobre, avec deux pics : le printemps, et surtout la période du festival de Cornouaille en juillet, quand la ville se remplit.

Le calcul est simple et il faut le faire à froid. Compte entre dix et vingt euros d'emplacement, une journée entière sur place, et un panier moyen de deux à cinq euros par pièce. Cela fonctionne pour écouler beaucoup de petites pièces d'un coup, pour du vêtement d'enfant, et pour tout ce qui n'a pas de valeur de marque. Cela ne fonctionne pas pour une pièce à cinquante euros : personne ne sort cette somme sur un stand.

Les bourses aux vêtements organisées par les associations et les écoles à l'automne suivent la même logique, avec moins de frais et moins de passage.

La vente en ligne, toi-même

C'est la filière qui rapporte le plus par pièce, et de loin. C'est aussi celle qui coûte le plus de temps, et cette phrase mérite d'être chiffrée plutôt que répétée.

Compte environ quinze minutes par vêtement quand tu es rodée : photos correctes, mesures à plat, description honnête, puis les questions, la négociation et le passage au point de dépôt. Pour cinquante pièces, cela fait plus de douze heures étalées sur plusieurs semaines, relances comprises.

L'avantage décisif à Quimper, c'est que la vente en ligne te sort du bassin local. Ton pull marin ne se vend plus à soixante mille personnes mais à toute la France, et c'est exactement ce qu'il faut pour les pièces à valeur de marque. Nos conseils pour rédiger une annonce qui vend et pour estimer le prix d'un vêtement d'occasion valent particulièrement ici.

Le revers : sur le vêtement courant, tu affrontes la France entière, donc les prix redescendent au niveau national. L'isolement quimpérois ne te protège plus.

Confier ses pièces à une vendeuse professionnelle

C'est la filière la moins connue et souvent la plus adaptée quand il y a du volume. Tu confies un lot à une vendeuse professionnelle, qui photographie, décrit, publie, répond aux acheteurs, expédie et te reverse une part à la vente.

La commission se situe généralement entre quarante et soixante pour cent selon le volume et la valeur des pièces, ce qui paraît élevé tant qu'on ne compare pas au bon repère. Le bon repère n'est pas le prix de vente brut, c'est le revenu par heure de ton temps. Une vendeuse professionnelle vend plus cher et plus vite qu'un particulier, parce que c'est son métier et que sa boutique a déjà une audience.

Tu peux trouver une vendeuse professionnelle près de chez toi ou passer par notre page vendre ses vêtements sans effort pour comprendre le déroulé complet.

Le calendrier quimpérois, mois par mois

Le timing change davantage le résultat que le choix de la filière, et c'est vrai partout, mais particulièrement dans une ville à saisonnalité marquée.

Mars et avril : dépose les pièces de printemps et d'été. Les dépôts-ventes constituent leur rayon à ce moment-là, et une robe déposée en juin arrive trop tard.

Mai à juillet : c'est la fenêtre des vide-greniers, et le festival de Cornouaille en juillet apporte une fréquentation que le reste de l'année ne connaît pas. Si tu as beaucoup de petites pièces, c'est là.

Août : mois creux localement pour la vente entre particuliers, mais bon mois pour la vente en ligne nationale, parce que la concurrence des vendeurs baisse pendant que les acheteurs restent.

Septembre et octobre : la meilleure période de l'année. Rentrée, retour du mauvais temps, budget des ménages reconstitué. C'est le moment des manteaux, cirés, pulls marins et bottes, et les prix sont au plus haut.

Novembre et décembre : bon pour les pièces de fête et les cadeaux, mauvais pour le reste, la concurrence des soldes et des promotions étant trop forte.

Janvier et février : les soldes écrasent tout. Attends mars, sauf pour la vente en ligne où janvier reste correct grâce aux cartes cadeaux.

Ce qui se vend bien à Quimper, et ce qui ne se vend pas

Les catégories qui tiennent leur prix ici, dans l'ordre : le vestiaire marin et breton, les vêtements de pluie techniques, la laine, les pièces de marque en bon état, et le vêtement d'enfant en très bon état.

Les catégories qui ne se vendent pas, quel que soit leur état : la fast fashion très courante, les tenues de soirée, les tailles extrêmes en dehors de la vente en ligne, et tout ce qui présente une tache, un trou ou une bouloche marquée. Une pièce abîmée ne se vend pas moins cher, elle ne se vend pas du tout, et elle dévalorise le lot dans lequel elle se trouve.

Par où commencer, concrètement

Trie d'abord en trois tas : les pièces de marque et le vestiaire marin, le vêtement courant en bon état, et le reste.

Le premier tas part en vente en ligne ou chez une vendeuse professionnelle, parce que c'est là que la valeur se trouve et qu'il faut une audience plus large que Quimper.

Le deuxième tas va en dépôt-vente si la saison correspond, ou sur un vide-grenier de printemps sinon.

Le troisième tas ne se vend pas : donne-le à une association ou dépose-le en borne textile. Le temps que tu passerais à essayer de le vendre coûte plus cher que ce qu'il rapporterait.

Questions fréquentes

Où vendre ses vêtements à Quimper quand on a beaucoup de pièces ?

Au-delà d'une trentaine de pièces, le bassin quimpérois devient limitant : ce n'est pas le prix qui coince, c'est le délai. Le plus efficace est de séparer les pièces de valeur, à vendre en ligne ou via une vendeuse professionnelle pour toucher toute la France, et le vêtement courant, à écouler localement en dépôt-vente ou sur un vide-grenier.

Le vestiaire marin se revend-il vraiment mieux ?

Oui, et c'est la particularité locale la plus nette. Pull marin, marinière, caban, ciré et veste de quart sont conçus pour durer dix ans et gardent une valeur de revente que le vêtement courant n'atteint jamais. Armor Lux a son siège à Quimper et Guy Cotten fabrique à Concarneau : la demande existe toute l'année, y compris hors saison.

Quelle est la meilleure période pour vendre ses vêtements à Quimper ?

Septembre et octobre, sans hésiter : rentrée, retour du mauvais temps et budgets reconstitués font monter les prix sur les manteaux, cirés, pulls et bottes. Mars et avril conviennent pour déposer les pièces de printemps. Janvier et février sont à éviter, les soldes écrasent tout.

Rachat comptant ou dépôt en rayon : que choisir ?

Le rachat comptant te paie immédiatement, en général dix à vingt pour cent du prix de revente espéré. Le dépôt en rayon te reverse trente à cinquante pour cent au moment de la vente, mais tu attends et tu ne fixes pas le prix. Sur une pièce de marque ou un vêtement marin, l'écart se compte en dizaines d'euros : ne choisis pas le comptant par simple commodité.

Combien de temps faut-il pour vendre soi-même sa garde-robe ?

Environ quinze minutes par pièce quand tu es rodée : photos, mesures à plat, description, puis les questions, la négociation et le colis. Pour cinquante pièces, cela fait plus de douze heures réparties sur plusieurs semaines. C'est le vrai critère de choix entre vendre soi-même et confier ses pièces à une professionnelle, bien plus que le taux de commission.

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